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La beauté du vol en Europe avec le CFI

Pour le plaisir de contrarier ceux qui pensent « que c’était mieux avant ! » souvenons-nous de tout ce qu’il fallait faire jadis pour réaliser un vol VFR chez nos voisins Européens.

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L’épopée commençait par l’acquisition des cartes VFR et des cartes d’aérodromes. Bien entendu, on ne commandait pas encore les cartes par internet et il fallait se déplacer dans les boutiques spécialisées pour se les procurer. Là, on s’apercevait que Mr Jeppesen avait justement coupé la carte d’Italie à 50 km de notre destination, nous obligeant ainsi à acheter la carte suivante pour être plus sûr. Quant aux cartes des 400 aérodromes, c’était le kit pour le pays entier sinon rien.  Dans un contexte national exclusif, c’était de bonne guerre ! 

Puis survenaient les formalités douanières. Si vous partiez ou si vous arriviez par un terrain non douanier, il fallait adresser un « PPR » pour avertir les autorités douanières vingt quatre heures avant le vol. Mais beaucoup de terrains n’avaient pas de fax pour adresser le PPR.  Heureusement, les contrôles douaniers ont disparu après les derniers soubresauts de la mise en oeuvre des accords de Shenghen, accords qui ont ouvert pour de bon l’espace Européen à la libre circulation des biens et des personnes.

 

Enfin, la formalité du dépôt de plan de vol pouvait être réalisée après le décollage, par radio. A l’époque, les contrôleurs aériens étaient moins sollicités qu’aujourd’hui et ils acceptaient volontiers de se livrer à cet exercice. Lorsqu’on arrivait à destination, on demandait aux pilotes locaux de bien vouloir clôturer notre plan de vol. Ils en avaient l’habitude et ils savaient où appeler. Mais s’il n’y avait personne sur le terrain, nouvelle galère car il fallait pourtant clôturer ce maudit plan de vol sous peine de déclencher des recherches coûteuses et injustifiées… Les téléphones portables n’étaient pas encore très répandus. On se souvient après un atterrissage à la tombée du jour sur un improbable terrain Anglais désert, de voir arriver un hélicoptère de la RAF soucieux de contrôler les intrus. Il était le bienvenu pour clôturer ipso facto notre plan de vol. Mais ce service s’accompagnait d’un « savon » de la part de l’équipage qui était prompt à voir en nous des affidés des Brigades Rouges, l’ancêtre d’ Al Qaïda !

Aujourd’hui, il faut toujours des cartes, il faut toujours déposer un plan de vol mais tout cela est devenu plus accessible grâce aux moyens modernes, smartphones ou tablettes. Même la douane Anglaise qui est la dernière à maintenir les contrôles, a réduit la procédure. Adieu le fax, elle ne prend plus les déclarations d’arrivée que via une application sur smartphone.

Nous sommes les héritiers de ces progrès. Le pilote VFR se réjouit de ces évolutions qui facilitent les vols dans toute l’Europe. Quelle chance de voir la surface de notre terrain de jeu national multipliée par quinze en nombre de km² en quelques années !  Quelle chance de voler aujourd’hui avec nos collègues étrangers, amateurs comme nous des appareils de René Fournier

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Lors de nos périples européens, on ne peut s’empêcher de penser à nos grands parents qui se sont combattus cruellement sur ces étendues. Nos vols en commun fourmillent d’anecdotes qui montrent que les temps ont bien changé, et dans le bon sens.  En 2004, le CFI a organisé un périple passant par la Pologne, les Pays Baltes, la Finlande et la Suède. En escale à Varsovie, nous avons visité le Palais Royal. Ce magnifique château situé au coeur de la capitale polonaise, a été patiemment reconstruit suite à son dynamitage par l’armée allemande en 1944. La reconstruction à l’identique, des extérieurs comme des intérieurs, a duré jusqu’en 1988.  En cette belle journée de Juillet 2004, notre groupe de visiteurs du CFI est composé de pilotes de cinq pays différents. Nous demandons un guide parlant l’anglais pour que chacun profite des commentaires de la visite. Une brave dame âgée d’une cinquantaine d’années est désignée pour nous guider. Nous constatons très vite que, dans sa représentation du monde, nous sommes toujours en 1944.  Tous ses commentaires sur les apports des Français ou des Italiens dans la construction du Palais Royal sont emprunts d’enthousiasme et de lyrisme. Dès qu’elle évoque une action réalisée par des Allemands, elle adopte un ton pathétique et lugubre. Plus la visite avance, plus le malaise s’installe. A tel point que, n’y tenant plus, l’un de nos amis Allemands me demande de bien vouloir expliquer à cette dame que lui-même et les pilotes Allemands ici présents déplorent l’Histoire du IIIème Reich. Et il précise à juste titre qu’ils ne peuvent pas être tenus responsables des actes de leurs pères et grand pères. Notre guide accepte d’en tenir compte. Mais peine perdue. Avant la fin de la visite son comportement retrouve sa tendance naturelle.

Anecdotiques, de tels moments nous permettent néanmoins de mesurer le chemin parcouru tous ensemble dans les progrès d’une Europe unie contre les guerres. Cette personne n’avait manifestement pas connu personnellement les événements tragiques de la Seconde Guerre Mondiale à Varsovie. Mais elle nous restituait pourtant l’éducation reçue de ses parents ou de ses professeurs. Involontairement, elle a illustré ce jour là tout le soin que nous devons  apporter à l’éducation de la tolérance et au respect de nos voisins Européens, que ce soit en famille ou à l’école. Cette bataille n’est jamais définitivement gagnée et chacun de nous en porte une parcelle de responsabilité.

Telles sont les richesses des randonnées du CFI.

Bons vols à tous !

Michel Leblanc       Avril 2014.

 
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